à l'instant

    Cameroun-Justice-Décision

    Plusieurs personnalités camerounaises interdites de sortie du territoire

    APA-Douala (Cameroun)-

    Plusieurs hauts responsables de l’Etat camerounais, dont des anciens ministres et des directeurs généraux encore en fonction sont interdits de sortie du territoire national « au risque de soustraire à des poursuites judiciaires », selon une décision du Délégué général à la sûreté nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguélé, rapportée mercredi par des sources médiatiques.

    Selon un message du patron de la police camerounaise envoyé aux dix délégués régionaux de la sûreté nationale du pays, aux commissaires des aéroports internationaux de Douala, Garoua et Yaoundé, au commissaire du port de Douala et aux autres chefs unités de la police, ces mesures concernent plusieurs personnalités du pays.

    Il s’agit, entre autres, de Basile Atangana Kouna et Max Ayina Ohandja qui étaient avant leur limogeage du gouvernement le 02 mars 2018, respectivement ministre de l’Eau et de l’Energie (MINEE), et secrétaire d’Etat auprès du ministre des Travaux publics (MINTP) chargé des routes.

    Une « interdiction de sortie du pays » signé le 8 mars 2018 par le commissaire divisionnaire, Chetima Malla Abba, agissant au nom du DGSN pour des faits présumés de détournement de deniers publics.

    Quelques jours plus tôt, c’est-à-dire le 5 mars dernier, c’est un autre « message porté radio » du patron de la police qui intimait l’ordre à ses collaborateurs d’interdire de sortie du pays, David Nkoto Emane et Richard Maga, respectivement directeur général et directeur général adjoint de l’opérateur historique des télécommunications, la Cameroon telecommunications (CAMTEL).

    En plus de ces deux responsables, six autres de leurs collaborateurs sont également concernés par les mêmes mesures.

    D’après des sources judiciaires, « certains gestionnaires de la fortune publique font actuellement l’objet des enquêtes préliminaires qui pourraient se traduire par une ouverture de la procédure judiciaire ».

    Une actualité abondamment commentée par la presse locale qui y voit « une réactivation » de « l’Opération épervier », du nom de cette campagne d’assainissement des mœurs dans les administrations publiques initiée par le  chef de l’Etat camerounais Paul Biya qui, depuis son lancement en 2006, a occasionné l’arrestation d’une vingtaine d’anciens ministres dont un ex Premier ministre chef du gouvernement, une trentaine de directeurs généraux, de magistrats municipaux et d’autres gestionnaires des fonds publics.


    MBOG/te/APA

    Réagir à cet article