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    Maroc : Le gouvernement se lance dans un processus de privatisation d’entreprises publiques

    APA-Rabat (Maroc)

    Le gouvernement marocain a approuvé, ce jeudi 8, un projet de loi autorisant le transfert d'entreprises publiques au secteur privé, une mesure destinée à renflouer les caisses de l’Etat.

    Cette loi vise à poursuivre le programme de privatisation dans le cadre d'une nouvelle vision qui permettra l'ouverture du capital de certaines entreprises actives dans des secteurs concurrentiels ayant atteint le stade de maturité et disposant des facteurs essentiels à cette privatisation, a indiqué Mustapha El Khalfi, porte-parole du gouvernement, dans un communiqué lu lors d’un point de presse l’issue de la réunion du conseil de gouvernement.

    Parmi ces facteurs figurent notamment les opportunités de développement et d'investissement de ces entreprises, leur capacité à accéder et à se positionner sur de nouveaux marchés, leur ouverture à la concurrence mais aussi leur viabilité économique et financière, a-t-il expliqué.

    Après les tentatives échouées de leur transfert au secteur privé depuis le lancement du programme de privatisation, ce projet de loi a également pour objectif d'écarter des entreprises de la liste des sociétés privatisables du fait que certains de ces établissements sont en cours de liquidation, ou sujets à des problèmes liés à la liquidation de leurs assiettes foncières ou aux conflits entre les employés, a ajouté le porte-parole du gouvernement.

    Les dispositions et mesures les plus importantes de ce projet de loi sont l'inclusion de la Société d'exploitation de la Centrale thermique de Tahaddart et de l'hôtel de la Mamounia, actifs respectivement dans les secteurs de l'énergie et de l'hôtellerie, dans la liste des sociétés privatisables. Les deux entités seront ainsi confiées à des professionnels nationaux ou internationaux sélectionnés sur la base de leurs connaissances et leurs compétences techniques, a indiqué le ministre.

    Les recettes qui seront générées par la privatisation à hauteur de six milliards de dirhams devront financer une partie des dépenses sociales, en hausse de 27 milliards DH, selon le projet de la loi de Finances 2019.

    HA/APA

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