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    La Cour constitutionnelle togolaise accusée de manipulation

    APA-Lomé (Togo)

    La Coalition des 14 partis politique de l’opposition a dénoncé, jeudi à Lomé, une « manipulation partisane et inacceptable du président de la Cour Constitutionnelle » qui a récemment appelé le gouvernement et la Commission électorale à organiser les élections législatives avant fin 2018.

    « Aucune élection sérieuse ne peut être organisée dans le contexte actuel sans les réformes électorales dans le cadre d'une transition démocratique », écrit l’opposition dans un communiqué de presse.

    Selon elle, le président de la Cour Constitutionnelle sait très bien que « notre pays traverse actuellement une grave crise liée à l'absence de réformes constitutionnelles, institutionnelles et du cadre électoral, crise qui a amené la CEDEAO à initier un dialogue actuellement en cours ».

    « Il n’ignore pas non plus que lors de son dernier sommet à Lomé, la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernements de la CEDEAO a demandé à la Commission de la CEDEAO d’aider les facilitateurs à proposer au prochain sommet une solution de sortie de crise, conditionnant ainsi la tenue des prochaines élections législatives à l’issue du dialogue », poursuit la coalition de l’opposition.

    A son avis, la finalité de la sortie de M. Assouma, président de la cour, « est de fournir un alibi au Gouvernement pour lui permettre d’organiser dans la précipitation un énième coup de force électoral sans les réformes nécessaires et indispensables », ce qui est « la position toujours exprimée par le régime RPT-UNIR dont il fait partie, ce qui prouve une fois encore que toutes les institutions de la République sont inféodées au pouvoir en place ».

    L’institution chargée de veiller au respect des dispositions de la Constitution a demandé, mardi 12 juin 2018, à la commission électorale et au gouvernement « de prendre les dispositions qui s’imposent pour organiser les élections législatives avant fin 2018 ».

    Par la même occasion, la cour a rappelé que le mandat des députés actuels prend fin le 19 août 2018, avant d’indiquer que les élections doivent, par conséquent, avoir lieu dans la période du 20 juillet au 19 aout 2018.


    NML/te/APA

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