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    Cameroun-Sécurité-Terrorisme

    Cinq élèves camerounais enlevés toujours introuvables

    APA-Douala (Cameroun) De notre correspondant : Mbog Achille

    Les cinq élèves du lycée bilingue d’Atiela, à Nkwen, dans le nord-ouest du Cameroun, enlevés le vendredi 19 octobre 2018 par des milices séparatistes sévissant dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest, ne sont toujours pas retrouvés, a appris APA lundi de sources concordantes.

    A en croire les autorités camerounaises, les forces de sécurité sont toujours à la recherche de ces élèves enlevés par des hommes lourdement armés, vendredi, alors qu’ils se trouvaient dans leur école.

    Ces derniers ont été emmenés dans une direction inconnue, et trois jours après leur rapt, aucune information n’a filtré à leur sujet.

    D’après des témoignages concordants, « vers 9 heures, des hommes armés sont arrivés au lycée et se sont dirigés vers l’un des bâtiments des salles de classe. Ils sont entrés dans une salle et ont enlevé six élèves ».

    « Des militaires sont arrivés au lycée quelques minutes après le départ des assaillants. L’une des victimes kidnappées s’est échappée et est revenue au lycée. Les cinq autres élèves sont encore en captivité », soulignent les mêmes sources.

    Ces rapts font partie des nombreux incidents qui perturbent les activités académiques dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, même si l’armée mène parallèlement une opération de ratissage sur les collines d’Atiela, localité située dans l’arrondissement de Bamenda 3ème.

    Malgré les appels des autorités camerounaises et des organisations internationales, à l’instar de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ou de l’Organisation des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), aux séparatistes à laisser les enfants étudier, étant donné que « l’éducation est un droit inaliénable », selon ces organismes internationaux, ces hommes armés n’en font cependant qu’à leur tête.

    En plus des enlèvements, plusieurs élèves ainsi que leurs enseignants ont été tués par des milices séparatistes, multipliant leurs actes de vandalisme et de violences en vue de décourager les parents à envoyer leurs enfants à l’école.


    MBOG/te/APA

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