à l'instant

    Sénégal-Afrique-Médecine

    Santé : déficit de dermatologues au Sénégal (médecin)

    APA-Dakar (Sénégal) -

    Le Sénégal compte à l’heure actuelle 60 dermatologues, soit un ratio de 1 dermatologue pour 300.000 habitants qui place ce pays loin des normes fixées en la matière par l’Organisation mondiale de la Santé, a annoncé le président de la Société sénégalaise de Dermatologie-Vénéréologie (SOSEDEV), Docteur Ibrahima Ndiaye.

    « Aujourd’hui, le Sénégal compte 60 dermatologues, soit un ratio de 1 dermatologue pour 300 000 habitants. Ce chiffre est inférieur à la norme de l’Organisation mondiale de la Santé qui est de 1 dermatologue pour 100 000 habitants », a notamment déclaré le Dr  Ndiaye.

    Il s’exprimait à l’ouverture, jeudi à Dakar, du premier congrès scientifique de la SOSEDEV auquel participent « 200 professionnels de la santé originaires du Sénégal, de la sous-région et du Maghreb ». Ces professionnels de la santé sont essentiellement « des médecins de différentes spécialités médicales, des pharmaciens, des biologistes et des agents paramédicaux », a informé M. Ndiaye.

    Selon le patron des dermatologues sénégalais, l’objectif de ce congrès est de « renforcer la cohésion entre les dermatologues africains et de développer la pratique de la dermatologie sur la peau noire qui a ses spécificités mais en s’appuyant notamment sur les ressources occidentales ».

    Pour le cas du Sénégal, il reste certes du chemin à parcourir, a estimé le Docteur Ibrahima Ndiaye non sans rendre un vibrant hommage au Professeur Bassirou Ndiaye qui a créé au Sénégal un « Certificat de spécialisation en dermatologie ». De son avis, cette initiative a permis de former de nombreux jeunes. Pour mieux mesurer l’amélioration dans ce domaine, M. Ndiaye a rappelé qu’en « 1988, il n’y avait que 4 dermatologues au Sénégal, soit un ratio de 1 dermatologue pour 3 millions d’habitants ».

    Ayant constaté que la quasi-totalité des dermatologues sénégalais exerce à Dakar, le Docteur Ibrahima Ndiaye a préconisé à sa corporation de « s’organiser davantage pour aller dans les endroits les plus reculés pour y faire des renforcements de capacité ciblant personnel médical », car, dit-il « de nombreuses erreurs de diagnostic et de traitement sont commises ».

    Il a aussi passé en revue l’histoire de cette discipline, rappelant que la naissance du « service dermatologique de Dakar date des années 50 ». Il a ensuite souligné que « la dermatologie infectieuse, relative aux microbes est la plus fréquente au Sénégal surtout durant l’hivernage ».

    La Société sénégalaise de Dermatologie-Vénéréologie (SOSEDEV) est une société savante créée en 2008 à Dakar. Le thème principal de ce congrès scientifique  porte sur les maladies systémiques tandis que le sous-thème traite des cancers cutanés.

    Prévue jusqu’à samedi, cette rencontre de réflexion et de partage prévoit à son programme des ateliers sur l’allergologie, la  démoscopie-trichoscopie, la biologie médicale, et la cosmétologie.


    ID/cat/APA

    Réagir à cet article