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    Côte d’Ivoire-CPI-Procès

    Procès de Gbagbo à la CPI : ‘’Kassaraté et Brédou M’bia ne jouaient pas franc-jeu’’ (Philippe Mangou)

    APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

    L’ex-chef d’Etat-major de l’armée, le général Philippe Mangou s’est prononcé, lundi, à l’ouverture de son témoignage à la Cour pénale internationale (CPI) dans le cadre du procès conjoint de Laurent Gbagbo et Blé Goudé, sur ses rapports avec les généraux Edouard Kassaraté (Gendarmerie) et Brédou M’bia (Police) qui, estime-t-il n’ont pas joué ‘’franc-jeu’’ pendant la crise post-électorale.

    Après le général Brunot Dogbo Blé qui ne ‘’participait pas aux réunions de l’Etat-major’’, l’ex-chef d’Etat-major de l’armée (CEMA) s’est, également, montré virulent envers le général Edouard Kassaraté, ex-Commandant Supérieur de la gendarmerie et le Contrôleur général Brédou M’bia, ex-directeur général de la Police.

    Selon lui, ‘’au moment où on avait besoin d’effectifs pour travailler sur le terrain, Kassaraté et le DG de Police n’ont pas joué franc-jeu. Non pas que les gendarmes et policiers n’ont pas voulu travailler. Ils étaient sur le terrain. Mais le problème était au niveau des chefs qui ne voulaient pas fournir d’effectif’’, a accusé l’ancien CEMA.

    ‘’Ils surfaient sur un fil à la recherche d’une terre ferme pour poser les pieds’’, a-t-il poursuivi, rassurant, cependant, que ‘’Kassaraté et Brédou n’étaient pas du camp adverse’’.

    Le général Philippe Mangou (65 ans), ambassadeur de Côte d’Ivoire près de la République du Gabon a également parlé de la première fois où il a eu contact avec Simone Gbagbo, l’épouse du président ivoirien qu’il n’avait jamais ‘’rencontrée’’.

    ‘’C'était après les attaques d'Anonkoua Kouté (ndlr : un sous-quartier de la commune d’Abobo à l’Est d’Abidjan). Elle m'a convoqué à la résidence où à mon arrivée j'ai trouvé les autres officiers généraux. Elle me demandait des comptes et me demandait quelles dispositions allons-nous prendre ? ‘’, a indiqué M. Mangou avec des rires. 

    Réponse du témoin : ‘’je lui ai répondu que nous essayons de gérer les blessés et que nous nous en chargeons’’. Selon lui, il arrivait qu’’’elle vienne nous saluer quand le président nous convoquait pour des réunions’’, soutenant que ‘’des fois le président lui demandait de nous laisser travailler’’.


    HS/ls/APA

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