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    Les Ambassadeurs libres ensemble de la Francophonie appellent les politiques à épargner la Côte d'Ivoire du «désastre»

    APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

    Les Ambassadeurs libres ensemble de la Francophonie (ALEF) invitent les leaders politiques ivoiriens à la « retenue » et à épargner la Côte d'Ivoire du « désastre » face aux prochaines joutes électorales, notamment la présidentielle de 2020, a dit mardi à Abidjan son président Mohamed Salamé, lors d’une conférence de presse.

    L’ALEF convie « tous les leaders politiques et leurs militants à faire preuve de sagesse et de retenue, à proscrire les manifestations violentes et à épargner notre pays du désastre (…). Nous avons connu ce triste spectacle pendant la crise postélectorale (de 2010-2011), mais nous disons plus jamais ça », a déclaré M. Salamé.

    A l’approche de la présidentielle de 2020, « nous sentons une certaine fébrilité, c’est pourquoi nous Ambassadeurs libres ensemble avons jugé opportun de lancer maintenant un appel à la sérénité aux Ivoiriens pour considérer les joutes électorales comme un simple jeu démocratique », a-t-il ajouté. 

    Les Ambassadeurs libres ensemble de la Francophonie (ALEF), se veut une organisation apolitique. Elle entend contribuer à la paix en Côte d'Ivoire dans la diversité des opinions, la liberté, en « bannissant le repli sur soi, le rejet de l’autre, la peur et la radicalisation ».

    En vue d’un bon déroulement des prochaines joutes électorales, l’organisation a entamé une série  de rencontres avec certaines personnalités, entre autres, le président de la Commission électorale nationale (CEI), et « manifesté son intention d’accompagner » l‘institution.

    « Nous avons demandé des rendez-vous qui vont bientôt être concrétisés aux différentes personnalités et autorités de ce pays, notamment le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de l’Intérieur, le ministre de la Défense et à toutes les personnes qui sont concernées de part et d’autres », a-t-il dit.

    « Compte tenu des échéances électorales et de la qualité des interventions des hommes politiques, chefs de partis et autres », l’ALEF est obligée d’attirer l’attention des Ivoiriens sur les discussions politiques en général afin d’amener les uns et les autres à se comprendre et à vivre ensemble, a-t-il poursuivi.

    L’on observe actuellement un tiraillement au niveau du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, la coalition au pouvoir), notamment entre les principaux partis que sont le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et le Rassemblement des républicains (Rdr, pouvoir) sur la présidentielle de 2020. Alors que le Pdci souhaite en termes d’alternance, exercer le pouvoir d’État en 2020, le Rdr veut que le « meilleur » du parti unifié en constitution soit porté candidat. 

    M. Salamé a déploré « la contestation individuelle totale » constatée appelant les uns et les autres à discuter et à communiquer pour que « les enfants et ceux qui sont en âge de s’exprimer par les urnes s’expriment sans la pression qu’on connaît habituellement ».

    Pour sa part Amos Benao, secrétaire général de l’ALEF, a fait savoir que « quelle que soit son opinion ou ses ambitions on doit vivre ensemble. Ce n'est pas parce que quelqu’un veut être candidat qu’il doit avoir des problèmes, ou à cause des ambitions de quelqu'un qu’il doit avoir le feu à la baraque».

    Concernant les prochaines élections locales, Mohamed Salamé a proposé aux partis qui trouvent la période de recensement courte, de déposer auprès des institutions compétentes un manifeste pour demander une rallonge des délais d’enrôlement sur le listing électoral afin d’avoir gain de cause.  

    Porté sur les fonts baptismaux le 27 décembre 2017, l’ALEF a pour objectif de favoriser la paix et la cohésion sociale. L’organisation comprend 33 personnalités de bonne volonté et de divers horizons nommés ambassadeurs libres ensemble. L’on compte parmi ces ambassadeurs les artistes ivoiriens Meiway et Serge Beynaud.

    AP/ls/APA

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