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    Maroc-Afrique-Cinéma

    Le Fonds de soutien au cinéma panafricain dans l’attente d’une décision politique (DG du CCM)

    APA-Tanger (Maroc)

    Le Fonds dédié à la subvention de la création panafricaine, un projet phare du Centre Cinématographique Marocain (CCM) pour la promotion du cinéma africain, est « fin prêt » mais une « décision politique » s’impose pour le mettre en œuvre, a affirmé Mohamed Sarim Al Haq Fassi-Fihri, Directeur général du CCM.

    « Le fonds africain est prêt et comme tout fonds il a besoin de financement. La structure même du fonds existe et tous les textes sont prêts maintenant. Il faut accompagner ces textes de moyens financiers  pour pouvoir rendre opérationnel le fonds. Il faut attendre une décision politique » dans ce sens, a-t-il souligné dans un entretien à APA en marge du 19ème Festival du national du film, qui se tient du 9 au 17 mars à Tanger.

    Pour lui, le financement de ce fonds doit provenir du secteur privé. « Aujourd’hui, le Maroc dispose de grandes entreprises opérant dans divers secteurs d’activités (banques, télécommunications, distribution…) et qui ont énormément investi en Afrique où elles sont très compétitives. L’Afrique est devenue leur terreau économique. Je pense que ces entreprises doivent contribuer à la culture africaine », a estimé le DG du CCM.

    Selon M. Fassi-Fihri, la présence de ces entreprises doit toucher non seulement le volet économique mais aussi la chose culturelle pour « promouvoir le cinéma africain dans sa globalité ».

    Revenant sur le Festival du film africain, il l’a qualifié d’ « unique dans son genre » du fait que peu de pays africains ont des festivals nationaux. « Il y a des festivals panafricains comme Carthage et Ouagadougou, mais des festivals nationaux il n’y en a pas », a-t-il relevé, ajoutant que « l’idée du festival national du film marocain, qui a débuté en 1982, est assez unique en Afrique ».

    Interrogé sur les perspectives de promotion de ce festival, qui souffle cette année sa 60ème bougie, M. Sarim Fassi-Fihri était on ne peut plus clair : « Un festival sert de voir les films mais également à réunir les professionnels entre eux, c’est ce que nous faisons ».

    « C’est une occasion annuelle de réunir les professionnels, les comédiens ou encore les réalisateurs pour voir leurs œuvres cinématographiques », a-t-il enchaîné.

    Le festival qu’abrite la ville du Détroit, Tanger, est une « occasion de montrer tout ce qui a été produit, de mettre en valeur ce que font les  réalisateurs et d’inviter des étrangers pour visionner ces films dans la perspective de les acheter ou de les reprendre dans le cadre des festivals internationaux ». Bref, c’est un grand moussem du cinéma.

    Il a, à cet égard, défendu la manière dans laquelle le festival national du film est organisée. « La manière dont le festival a été conçue doit rester la même parce que au-delà du fait de montrer les films, ce sont les rencontres professionnelles qui sont importantes », a-t-il soutenu.

    Et de conclure que la production nationale de tout pays est une chose importante. « Quelle que soit la valeur de cette production, c’est le miroir de la société. Il faut préserver la production nationale », a-t-il fait valoir.

    La 19ème édition du Festival du national du film a démarré vendredi dans la ville du Détroit, Tanger (Nord), avec à l'affiche une cinquantaine de 60 films dont 15 en compétition pour les longs-métrages et autant pour les courts-métrages.

    Organisé par le Centre cinématographique marocain (CCM), ce festival est également marqué par la projection d’un panorama de films produits durant les années 60, 70 et 80. Il s’agit d’une rétrospective visant à retracer les différentes étapes qu’a connues le cinéma marocain en présentant des œuvres aujourd'hui considérées comme des classiques.

    HA/APA

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