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    Burkina: grève de cinq au ministère des finances

    APA-Ouagadougou (Burkina Faso)

    Les agents du ministère en charge des Finances ont entamé, lundi, une grève de cinq jours, à l’appel de la Coordination des syndicats du Ministère de l’économie et des finances (CS-MEF), a constaté APA.

    A Ouagadougou, ces agents du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) et des structures associées tels que les impôts et le trésor public ont déserté leurs bureaux et autres lieux de service.

    L’accès à l’enceinte du MINEFID, pour y tenir leur sit-in, a été refusé aux grévistes. Un impressionnant dispositif sécuritaire est déployé aux alentours dudit ministère.

    Entre autres points contenus dans la plateforme revendicative, la CS-MEF exige la restauration de la dotation du carburant de fonctionnement aux agents supprimée, la résiliation des contrats de vérification des importations avec les sociétés privées et l’adoption de statuts sécurisants pour tout le personnel du ministère en charge des finances.

    La Coordination syndicale du ministère en charge de l’économie et des finances demande également la mise en œuvre de tous les accords conclus entre les organisations syndicales et le gouvernement.

    L'arrêt des réformes entreprises au sein du ministère de l’Economie et des Finances sans l'adhésion des travailleurs est aussi demandé.

    Dans un communiqué, le gouvernement burkinabè informe l’opinion nationale, que «dans sa volonté de cultiver et de maintenir le dialogue social, il a rencontré les syndicats à plusieurs reprises et à présenter ses réponses à leur plateforme revendicative».

    Ce faisant, il invite «les partenaires sociaux à s’inscrire dans cette dynamique en suggérant les réformes les mieux adaptées à leur situation».

    «Le Gouvernement rappelle que les revendications syndicales quelle que soit leur importance, ne sauraient prendre en otage l’ensemble des travailleurs et des producteurs du Burkina Faso», note-t-on le communiqué gouvernemental.

    Il souligne que «les règles encadrant le droit de grève doivent être scrupuleusement respectées et la loi sera appliquée».

    La CS-MEF qui a lancé la grève du 21 au 25 mai 2018, est composée de six syndicats du ministère de l’Economie, des Finances et du développement.

    Il s’agit du Syndicat autonome des agents du trésor du Burkina (SATB), du Syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID), du Syndicat national des travailleurs des Douanes (SYNATRAD).

    A eux s’ajoutent le Syndicat national des travailleurs de la planification et de la coopération (SYNTPC), le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) et le comité Confédération générale du travail de l’Ecole nationale des régies financières (CGT-B/ENAREF).


    ALK/te/APA

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